Avenir du territoire

Aéroport : les maires exigent de l’État : "engagement et clarté"

Trois mois jour pour jour après la décision de l'État de ne pas transférer l'aéroport de Nantes Atlantique, les maires riverains et Nantes Métropole ont fait le point avec le conseiller de la ministre des Transports.

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Mardi 17 avril, Jean-Claude Lemasson et les maires des communes riveraines de l'aéroport, aux cotés de Fabrice Roussel, 1er vice-président de Nantes Métropole en charge de l'attractivité, du tourisme et de la proximité et de Jacques Gillaizeau, vice-président en charge de l'aéroport se sont entretenus à Nantes avec Francis Rol Tanguy dans le cadre de la mission qu'il conduit "visant à appuyer les collectivités territoriales et à faire émerger avec elles un projet stratégique pour les mobilités du grand ouest".


L'occasion pour les élus de faire le point sur la protection des populations, les compensations exemplaires promises par Édouard Philippe, Premier ministre, et le réaménagement de Nantes-Atlantique.

Aujourd'hui, nous sommes dans l'expectative. Nous n'avons recueilli aucune réponse précise à nos questions. Nous ne sentons pas de volonté de l'État d'accélérer sur ces sujets pourtant essentiels pour nous, Ligériens" résume Fabrice Roussel.

Priorité à la protection des populations


Pour les élus locaux, la protection des populations est la priorité des priorités. Ils exigent des engagements fermes concernant l'élaboration des documents réglementaires qui permettront de les protéger. Ils demandent que le Plan d'exposition au bruit (PEB) soit révisé pour février 2019  de façon à l'intégrer dans le prochain Plan local d'urbanisme métropolitain (Plum) qui entrera en vigueur en début d'année prochaine.  La mise à jour du PEB permettrait d'éviter que de nouvelles personnes soient exposées aux nuisances.


Ils demandent aussi que le Plan de gêne sonore (PGS) soit révisé avant fin 2018. Ce dispositif délimite autour de l'aérodrome un périmètre à l'intérieur duquel les habitations sont éligibles à une aide financière pour l'isolation phonique des logements. Les maires veulent que ce PGS soit élargi et que le montant et les conditions d'attribution des aides soient réévalués en faveur d'un plus grand nombre d'habitants.

Nous demandons aussi que la date de construction des logements antérieure au 1er janvier 1992 ne soit plus une condition pour percevoir ces  aides et qu'elle soit remplacée par la date du 17 janvier 2018 » ajoute Jean-Claude Lemasson.

Saint-Aignan de Grand Lieu à l'offensive


Enfin, les élus demandent qu'un Plan de prévention du bruit dans l'environnement (PPBE) soit élaboré comme le stipule le droit européen puisque l'aéroport a franchi les 50 000 mouvements annuels. Un PPBE permet de prévenir et de réduire les effets du bruit sur la population comme l'interdiction des vols de nuit.


Jean-Claude Lemasson va même plus loin.S'appuyant sur un arrêté du 24 avril 2006 qui interdit aux avions les plus bruyants d'atterrir ou de décoller à Nantes-Atlantique entre 22h30 et 6 heures, il demande à l'État des garanties pour qu'il soit respecté.

Concrétiser les compensations exemplaires


Les maires, particulièrement Jean-Claude Lemasson et Martine Le Jeune, ont également redemandé l'état d'avancement et la méthode pour la détermination des compensations exemplaires promises ainsi que pour la protection du lac de Grand Lieu.

Francis Rol Tanguy ne nous a apporté aucune réponse. Nous avons besoin de reconstruire un avenir pour notre commune. Nous ne pouvons nous satisfaire d'échanges courtois » résume Jean-Claude Lemasson.