Alerte - Info

Grippe aviaire : Renforcement des mesures de prévention dans les basses-cours

Après plusieurs pays du Nord de l'Europe, la France a détecté son premier foyer d'Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP) en Haute-Corse dans le rayon animalerie d'une jardinerie. Un deuxième foyer de souche H5N8 a été détecté dans le rayon animalerie d'une jardinerie des Yvelines.

Mis en ligne le

À compter du 17 novembre 2020, l'ensemble du territoire national métropolitain est placé en niveau de risque "élevé".

Suite à la détection de deux foyer de contamination en France, les mesures de prévention dans les basses-cours sont renforcées :

  • Aucune volaille ou oiseau captif ne doit rentrer en contact avec des volailles d'élevage;
  • Toutes mesures doivent être prises pour limiter l'accès aux rongeurs, éviter les contaminations associées aux véhicules, autres animaux et personnes extérieures;
  • Mangeoires et abreuvoirs non accessible aux oiseaux sauvages;
  • Stocks des aliments protégés de toute contamination et à l'abri des intempéries

En cas de mortalité anormale, le détenteur contacte rapidement un vétérinaire qui jugera de la gravité de la situation et le lien éventuel avec la maladie de l'influenza aviaire.

Découvrez en détail ici les mesures de biosécurité à appliquer dans les basses-cours

La surveillance de la mortalité d'oiseaux sauvages

Il est essentiel que chaque citoyen signale la découverte de cadavres d'oiseaux sauvages dont l'origine de la mortalité est inconnue ou suspecte. Elle peut être le signe révélateur d'un cas d'influenza aviaire. Pour rappel, lorsqu'une personne est en présence d'un cadavre de cygne, oie, canard, laridé (mouette, goéland...), rallidé (foulque, râle...) échassier, rapace ou de plusieurs cadavres pour les autres espèces, elle doit contacter rapidement l'OFB (Office Français de la Biodiversité) par courriel : sd44@ofb.gouv.fr ou par téléphone au 02 51 25 07 87.

Veille sanitaire de l'avifaune sauvage

Afin d'éviter une propagation du virus entre les oiseaux sauvages et les volailles domestiques, des mesures sont donc mises en application :

 

  1. La claustration des volailles (d'élevages ou de basse-cour) ou leur protection par un filet, avec réduction des parcours extérieurs 
  2. L'interdiction de rassemblement d’oiseaux
  3. L'interdiction de transport et de lâcher de gibier à plumes, et d’utilisation d’appelants

Ces mesures de protection contre l'IAHP sont à mettre en place sans délai par les acteurs professionnels ou non.

Pour les professionnels

 

Les élevages professionnels peuvent obtenir des dérogations après visite vétérinaire. Ils sont informés par leur groupement ou par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP).

Pour les particuliers

 

Les élevages non-commerciaux, c’est-à-dire les basses-cours détenues par les particuliers, doivent être confinés dans un bâtiment ou protégés par la pose de filets permettant d’empêcher tout contact entre les volailles et les oiseaux sauvages.

La surveillance renforcée de la mortalité d'oiseaux sauvages est un outil majeur pour le suivi de la propagation de l'Influenza Aviaire. Cette veille sanitaire permet de prendre rapidement en compte l'apparition du virus sur un territoire et d'adapter au mieux les mesures de protection, notamment pour les acteurs de la filière avicole, dont le seul objectif est de stopper la propagation du virus.

Ainsi, pour rendre cette surveillance sanitaire opérationnelle, il est essentiel que chacun signale la découverte de cadavres d'oiseaux sauvages, à savoir :

  • Dès le 1er cadavre d'anatidés (cygnes, canards...), de laridés (goélands, mouettes...), de rallidés (foulques, râles....) d'échassiers et de rapaces.
  • En présence d'une mortalité groupée pour toutes les autres espèces d'oiseaux

À la découverte d'une mortalité d'oiseaux, contacter rapidement le service départemental de Loire-Atlantique de l'Office Français de la Biodiversité (OFB) :

Pour éviter tout risque de propagation du virus, les cadavres ne doivent surtout pas être déplacés afin de permettre aux agents de l'OFB de mener leur enquête sur place. Malgré tout, ce virus ne présente aucun risque pour la santé humaine, n'étant très contagieux que pour les oiseaux.

 

Contact : La Direction départementale de la protection des populations / Services Vétérinaires Santé et Protection Animales (ddpp-sv-spa@loire-atlantique.gouv.fr / 02 40 08 87 09) reste à votre disposition pour toute information complémentaire.

 

Renforcement des mesures de biosécurité pour lutter contre l’influenza aviaire dans les basses cours